News 25 janvier 2011...

Publié le par nathasarah

Un petit moment de calme tout relatif offert par Zadosicien et Jérémy qui partagent leur heure de musique à deux, aujourd’hui dialogue à deux synthés, apportant un peu de douceur qui est véritablement la bienvenue après une quinzaine des plus éprouvantes…

 

imagesCAQGBD52.jpgAinsi que vous le savez si vous passez en ces lieux régulièrement, Zamour a été hospitalisé pour subir une pose de prothèse nouvelle génération : l’opération s’est bien passée mais les nuits blanches accumulées, le stress, l’inquiétude irrépressible qui a été la mienne, la fatigue accumulée depuis de longues semaines et plus encore ces derniers jours finissent par se faire ressentir de manière assez radicale… mais là n’est pas le sujet pour l’instant. Zamour se remet lentement, la douleur est encore présente au quotidien, non plus au niveau de l’articulation mais au niveau des muscles du bras opéré (j’avoue que je n’ai pas encore compris pourquoi puisque ceux-ci n’ont normalement pas été touché). Il doit apprendre la patience encore quelques temps et, malheureusement, supporter aussi mon inquiétude permanente lorsque je le vois vouloir faire tout un tas de taches que je trouve irraisonnable. Certes, il s’en sort très bien (même s’il fait la grimace) mais je ne peux m’empêcher de trembler tout de même à la seule pensée que « quelque chose » ne bouge pas comme il le faudrait… je sais, je suis atteinte d’angoissite aigüe et le temps n’y fait rien, ça ne s’arrange pas du tout (je vous tairai les pensées plus atroces les unes que les autres qui m’ont assaillie la nuit précédent l’opération, ne m’accordant qu’une à deux heures de sommeil par tranche d’un quart d’heure…).

Malgré tout, cette semaine a quand même eu un point positif si on peut dire : ce ne fut pas véritablement une surprise mais Zadosicien s’est particulièrement dévoué à notre foyer, apportant son aide plus encore que d’habitude et faisant preuve d’une maturité dont bien des jeunes adultes manquent parfois.

Enfin Zamour est rentré à la maison et fait des progrès chaque jour, le tout à grand renfort de séances de kyné. La reprise du travail n’est pas pour tout de suite mais à chaque jour suffit sa peine comme le dit si bien le proverbe…

 

famke_janssen_ap_0002.jpgSur un autre plan, les différentes colères que j’ai pu ressentir ces dernières semaines ont fini par passer pour laisser place à une sorte de dégoût mêlé de lassitude. J’ai tout de même pu bénéficier d’horaires assouplis pendant la semaine d’hospitalisation de Zamour mais cela n’a pas changé l’appréciation que j’ai désormais du travail qui est le mien. Enfin pas le travail en lui-même mais l’état d’esprit propre aux grandes entreprises : il faut absolument coller à un moule, ne pas se démarquer de quelque manière que ce soit ! Je nai jamais été convoquée aussi souvent dans un bureau de chef de service qu’au cours de ces derniers mois : si je soupire, c’est que je ne suis pas heureuse au travail (sans blague !!!), si je stresse c’est que je ne suis pas capable d’affronter le stress (imaginez vous à la disposition de XXX commerciaux et de XXXXXXXXXXXXXXX clients qui veulent tous tout pour tout de suite, voir pour hier ! … comment se fait il donc que je n’ai pas su deviner la veille ce qu’ils attendaient ?, j’en passe et des meilleures), si je monte le ton de ma voix, c’est qu’il y a une raison qui ne colle pas avec la bonne marche du service, si ….et ainsi de suite ! La dernière remarque en date a été la goutte d’eau qui a bien failli faire déborder le vase : « Mais vous avez vu dans quel état vous êtes ? vous n’étiez pas comme ça en septembre quand vous avez commencé à travailler ici, là franchement, vous faites pitié ! »… comment dois je le prendre ? était ce une maladresse de formulation de phrase et de vocabulaire ? était ce dit tout exprès pour tenter de me pousser à aller voir le médecin ? (perso je ne dis pas non mais ça ne fera pas bouillir la marmite de rester à la maison, comme le dit si bien ma Sœur d’Ame)… quoi qu’il en soit, j’ai bien failli prendre mon sac et rentrer à la maison, l’une des rares choses qui ma retenue, c’est la pensée que je dois de montrer l’exemple à Zadosicien à qui j’essaie d’inculquer les notions de maitrise de soi et aussi le fait que je ne veux pas que Zamour se sente obligé de reprendre le travail au plus tôt (c’est que je commence à le connaitre !).

 

imagesCAR06N25.jpgBref, je ne veux pas passer pour une raleuse patentée, je me traine depuis peu la réputation d’être « méchante », les lignes précédentes ne sont que le constat d’une vie somme toute bien ordinaire, d’autres ont de plus gros soucis à régler, d’autres préoccupations bien plus importantes, et j’en suis bien consciente. Je fais de mon mieux pour cultiver mon coté « lapin rose » qui a fait rire tant de personnes, cette naiveté que certains apprécient et peut être m’envient aussi, car il faut bien le reconnaitre, cela me permet de rêver encore et toujours à des jours meilleurs.

 

FP-2009_diable_valentre.jpgTiens à ce sujet, je vais peut être passer pour une folle (ça fait longtemps) mais je ne peux m’empêcher de m’interroger sur les diverses raisons qui mettent en travers de notre route (je dis nous en pensant à Roman et Laura), nos réunions de travail concernant notre projet se trouvant une fois encore repoussées, enfin quand je dis une fois, je devrais plutôt dire plusieurs fois : tout d’abord en novembre, la neige nous empêche de prendre la route pour nous retrouver. A la suite de cela, les fêtes de fin d’années sont venues monopoliser nos emplois du temps respectifs (le pauvre Roman a du travailler tous les dimanches), puis les soldes commerciaux (Roman travaillant dans le commerce, il était réquisitionné d’office encore une fois).  Nous avions prévu de  nous retrouver dimanche mais la fatigue et le stress ont eu raison de la karkass de Roman qui s’est fait une contracture dorsale au point qu’il ne peut guère plus se déplacer. A l’annonce de cette nouvelle, refusant de me laisser encore une fois manipuler par les « vilains génies du sort », je décide de le rejoindre à Lyon, pour une fois je me déplacerai, quitte à gravir à pied les cinq étages menant à l’appartement de Roman et Laura. Me croirez vous si je vous dis que le lendemain même de cette prise de décision, une douleur me prenait tout le pied droit, m’empêchant de marcher correctement, boitant plus encore que d’habitude (je vous laisse imaginer les réflexions au boulot, bancale et boiteuse, je fais tache dans le paysage !). Vous connaissez ma persévérance n’est ce pas ? je décide donc que, bancale ou pas, j’irai à Lyon et que nous travaillerions sur notre projet, plus décidée encore après la confidence de Roman qui m’a avoué avoir besoin lui aussi de nous retrouver pour un projet qui permet encore de rêver. Seulement voilà, je n’avais pas imaginé un instant que les génies étaient eux aussi très inventifs : le lendemain matin, panne de voiture m’empêchant de me déplacer comme je l’avais prévu ! quant à mon état du week end, il m’aura fallu plus d’un quart d’heure, les yeux rivés sur l’horloge, pour réussir à me lever de mon lit en serrer les lèvres pour ne pas hurler de douleur tandis que mes jambes semblaient être remplacées par des lames acérées qui me rentraient dans le corps, pour finir par réussir à marcher à peu près, au bout de deux heures et d’une double dose d’antalgiques à base de morphine de synthèse…  Sacré bon sang, de là à croire que « quelqu’un » en veut à notre projet, c’est vraiment à se poser la question !

imagesCAGL8BFZ.jpgMes différentes croyances et convictions dans des domaines différents me conduisent à penser que le projet pour Sarah serait la victime de l’appréhension (probablement inconsciente) de ce que celui-ci pourrait entrainer comme conséquences pour notre vie dite normale. Je ne pense pas que cela soit volontaire mais pour qui connait la puissance de la pensée, il m’apparait évident qu’il va falloir que je travaille sur une remise en confiance de mon entourage, plus ou moins proche, de manière à chasser ces peurs infondées (je ne suis pas inconsciente et n’irai pas mettre en péril notre vie pour réaliser un rêve ! je, nous, agirons avec patience et détermination tout en restant raisonnables – j’en connais une qui va rire en lisant ces deux mots là dans une seule et même de mes phrases !)… à moins que le projet de Sarah n’ait été « marabouté » par une ou des personnes malveillantes ou jalouses, là ce sera encore autre chose mais je ne m’avoue pas vaincue, loin de là ! en vraie tête de mule, je m’emploierai à démontrer que je suis capable de réaliser quelque chose de pas ordinaire, quitte à y mettre du temps et de l’énergie !

Voili, voilà, me voilà remontée à bloc (ou presque), la fatigue physique et les disfonctionnements sont toujours là pour me rappeler à l’ordre et me rappeler qu’il me faudrait peut être aussi écouter miss Karkass et l’emmener consulter mr doc pour faire le point de manière à repartir de plus belle à l’assaut de la vie… ou tout du moins continuer à assurer le quotidien un minimum…

Au secours, revenez à moi mes petits lapins roses, j’ai besoin de vous pour chasser cet excès de réalisme qui ne me ressemble pas, qui ne me convient pas !!!

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Publié dans Vie de tous les jours

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