Mise à l'épreuve ou "ce que je ne veux pas nommer" ?

Publié le par nathasarah

 

Voili, voilà, la journée de travail consacré au projet cinéma de Sarah est quasiment terminée. Nous avons bien travaillé, évoqué un nombre de points à travailler considérables, bref avancé le projet d’une manière conséquente. Je ne vous dévoilerai pas tout, afin de garder un peu de mystère d’une part et parce que je crois aux vertus du secret d’autre part, d’autant plus que certains faits sont tout de même générateur d’interrogations multiples…

Petit retour en arrière : Roman et moi nous sommes rencontrés il y a deux ans au gré des rencontres orchestrées par Mister Nazard, comme je l’appelle souvent affectueusement. Nous nous étions mis tout de suite au travail, sans même se poser la question de savoir si nous le souhaitions, comme guidés par des volontés autres que les nôtres. A cette époque là, Roman avait quelques soucis de santé relativement graves puisqu’il ne parvenait plus à marcher, ses jambes devenant insensibles ou très douloureuses, l’empêchant tout déplacement. Il lui a fallu se battre des mois durant pour trouver La personne qui a su l’écouter et le guérir, puisque tous les médecins consultés ont renoncé après de multiples échecs sans avoir trouvé ni explications, ni traitements. L’année suivante, comme le savent ceux qui suivent mon blog depuis quelques temps, ce fut mon tour d’avoir des soucis de santé. Quasi systématiquement, à chaque fois que nous prévoyions de nous retrouver pour travailler sur ce projet qui nous tient tant à cœur, il survenait un obstacle nous empêchant de nous rassembler (rechute de Roman, panne de voiture, etc…).

Nous avions donc programmé de nous retrouver aujourd’hui, 1er mai. Après avoir pallié au manque de moyens de transports, jour férié oblige, nous voilà donc enfin réunis, Roman, Laura et moi, devant un café bien mérité après des kms sous la pluie et surtout le fait de se lever avant le soleil pour les uns comme pour les autres.

Nous étions en train de travailler depuis un peu plus d’une heure lorsque The catastrophe s’annonça ! Le téléphone portable de Roman sonna avec à l’autre bout du fil le commissariat de quartier de leur ville qui lui annonçait qu’une inondation avait eu lieu chez Roman et Laura, nécessitant l’intervention des pompiers qui ont fracturé manu militari la porte de leur appartement, la fuite ayant eu des conséquences qui auraient pu être dramatiques dans la mesure où leur voisin du dessous, gravement malade, avait vu tous ses appareils d’assistance respiratoire mis hors circuit ! L’arrivée d’eau a été condamnée, les serrures remplacées mais la journée un peu gâchée, malgré nos efforts pour persister à travailler contre tous ces tracas.

Alors voilà, j’en viens à me poser une question qui pourra paraître bête à certains : est-ce là une mise à l’épreuve imposée par des volontés supérieures ou carrément une « je ne dirai pas quoi » qui nous engage à la plus grande prudence ? Ma nature plutôt optimiste m’interdit de penser à la galère rencontrée par l’équipe de cinéastes qui a du renoncer à tourner le film « Don Quichotte » (ce fut une cascade d’incidents divers et variés qui ont conduit les assurances à s’emparer du scénario qui a fini dans un tiroir-un documentaire existe sur ce gâchis) et je préfère me concentrer sur les galères successives affrontées par Mr Spielberg sur le tournage des Dents de la Mer, au moins sa persévérance lui a-t-elle ouvert les portes du succès ! Bon d’accord, je reconnais qu’il est des plus présomptueux de se comparer à des spielbergs en puissance, mais bon, j’avoue que là je me raccroche à ce que je peux. J’attends toujours des nouvelles de Roman et je reconnais être inquiète. Malgré tout, en hommage à sa volonté et à sa décision de vouloir continuer à travailler malgré tout (« l’eau est coupée, on y changera plus rien maintenant, on est là, on continue ! » a-t-il dit ce matin alors que j’étais prête à les ramener immédiatement), je me remettrai au travail sans plus tarder, dès ce soir ou demain, il reste encore un bon nombre de pages de scénario à rectifier, de choses à mettre en place. Faut-il interroger une boule de cristal ou simplement attendre de savoir si l’avenir nous dira ce qu’il en est de ses cailloux qui semblent se semer d’eux même sur notre chemin…

 

imagesCAFZFEWO.jpg

Publié dans Sarah - le Film

Commenter cet article