Blues de la rentrée

Publié le par nathasarah

Ça y est, on y est, le jour fatidique est arrivé !

Depuis plusieurs jours, une ambiance morose s’est installée dans la maison, tant pour le z’ado que pour moi : c’est la rentrée des classes…

Mais comment donc, pourquoi la rentrée des classes m’atteindrait alors que je ne suis pas directement touchée ? et bien, au risque d’en surprendre plus d’un, oui la rentrée me perturbe car je sais qu’est revenu le temps des « tu as fait tes devoirs ? » et des « comment ça, il n’y a pas de leçons à apprendre ? », ainsi que des obligations qui plombent immanquablement les relations parents-zados, les premiers voulant prendre à cœur la réussite de leurs chers bambins alors que les seconds rêvent encore aux deux mois de liberté qui viennent de s’écouler en toute insouciance.

Il est vrai que ce n’est pas possible, que nos zados doivent aller en cours pour recevoir un enseignement dont ils ne voient pas encore la finalité, mais mon cœur de maman poule préfère nettement voir briller dans les yeux de son rejeton des étoiles de rêves tandis qu’il se lève, totalement échevelé par un vent de liberté.

Ce matin, après une nuit des plus agitées si j’en prends pour témoin les coups donnés dans les mur (à moins qu’on ait droit à un poltergeist), nous avons tenté de donné le change en plaisantant sur les mois à venir mais le cœur n’y était pas. J’avoue que je me suis laissée aller à un peu de nostalgie : où étaient passées les rentrées des classes qui étaient une véritable fête, les cartables faits dans la joie au minimum une semaine avant le jour J et les sourires des enfants heureux de retrouver leurs camarades et les nouvelles maîtresses ?

Et puis, il faut l’avouer, il m’a fallu prendre conscience que mon « poussin » n’en est plus un, c’est surprenant comme il a « grandi » pendant l’été : il est plus grand que moi à présent, ce qui le fait bien rire, et se permet même de me gronder parce que je m’inquiète pour lui. Mais comment faire autrement alors que je connais tant ses difficultés à s’intégrer parmi les autres zados de son âge, tous ses copains et amis ont facilement 3ans de plus que lui, ce qui bien sur n’arrange rien, ceux de son âge lui semblent insipides et par malchance, ils le savent et du coup ne lui font pas de quartier, hormis ceux, plus jeunes, que mon zado téméraire est allé sortir des griffes des zados en mal de « c’est moi le plus fort ».

Enfin bref, je suis là, à tenter de calmer mon angoisse à grands coups de café-clopes (je sais c’est pas bien du tout), à scruter cette scrogneugneu d’horloge qui semble faire du sur place, incapable de faire quoi que ce soit…

Et là , j’ai tout de même une pensée pour les pauvres profs, qui eux aussi ont du avoir ce serrement au cœur bien caractéristique, je m’angoisse parce que je vais avoir à gérer les états d’âme de mon zado alors que eux vont devoir gérer des dizaines de zados récalcitrants, voire carrément rebelles, qui vont encore mettre leurs nerfs à rudes épreuves !(il y a qu’à voir le mal que l’on a parfois à supporter un seul zado, alors imaginez plus d’une vingtaine à la fois). Dire que certains se permettent de les critiquer… franchement, il parait que c’est le plus beau métier du monde (quel est l’andouille qui a sorti ça ?) mais honnêtement, je ne le ferai pas !

Alors, après cette mise à plat de mes états d’âmes, je me permettrai quelques derniers mots :

Pour les profs : merci à vous d’avoir le courage d’affronter nos zados et de faire tout ce que vous pouvez pour leur enseigner ce qui finalement devrait leur servir tout au long de leur vie, même s’ils ne veulent pas l’admettre (j’avoue honnêtement que j’ai du mal aussi avec certains sujets).

Pour des zados : soyez reconnaissants, même si vous êtes dans une période de votre vie très difficile pour vous (qui suis-je ? où vais-je ? dans quel état j’erre-quelle étagère ?), dites vous que vous avez de la chance tout de même d’être là et qu’il appartient à chacun de faire au mieux pour que cette nouvelle année scolaire se passe dans les meilleures conditions (là j’avoue que j’ai un peu de mal à y croire, mais on peut toujours réver…).

 

Et puis pour les récalcitrants de tous bords, dites vous que vous pourrez faire une pause, certainement bien méritée) dans quelques semaines…

Tiens, c’est une très bonne idée ça ! Je m’en vais de ce pas prendre mon stabilo et surligner  les vacances scolaires sur mon calendrier…

Incroyable, moi qui suis censée être une adulte responsable, me voilà pire que les zados à rêver à mon tour des prochaines périodes d’insouciance et de liberté pendant lesquelles la seule chose qui nous vient à l’esprit est : que la vie est belle !!!

Oh et puis zut, il parait que je suis une maman hors normes, et bien il est temps de l’assumer et de s’en réjouir, je vais de ce pas préparer le plat préféré de mon zado, au moins ça aidera à faire passer le temps avant son retour.

Tic tac, tic tac, tic tac….

Publié dans Vie de tous les jours

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