Encore et toujours des interrogations ! (1)

Publié le par nathasarah

Face à la  lenteur de la mise en place de mon projet et boostée par la tribu de petits jeunes pleins d’enthousiasme, des idées ne cessent de germer dans mon esprit, balayant mes doutes les uns après les autres, le tout dans une tempête qui me prive de sommeil depuis plusieurs jours.
Après un dimanche passé en compagnie de personnes que j’apprécie énormément, des bribes de conversation n’ont pas cessé de me harceler, me menant lentement jusqu’au petit matin sans avoir fermé l’œil (que la Déesse en soit remerciée, je suis seule dans mon bureau, personne pour me faire remarquer mes vilains cernes).
A ma décharge, il faut dire que le sujet de conversation principal a été principalement mon projet de films, et mes romans, l’une des personnes étant présente ayant participé à la correction du manuscrit. Son enthousiasme m’a vraiment fait du bien je dois le reconnaître et j’ai retrouvé le chemin du rêve dont je m’éloignais sans véritablement m’en rendre compte.
Au fil de la discussion, un projet abandonné a même refait surface lorsque mon deuxième invité m’a timidement avoué, comme s’il s’agissait d’un crime, qu’il savait dessiné et qu’il aimerait beaucoup tenté de faire une BD. Je vous laisse imaginer la tête que j’ai du faire à ce moment là, car je sentais déjà que ma mâchoire tombait sur ma poitrine ! et voilà le jeune homme qui me fait en un quart d’heure deux esquisses qui sont tellement parlantes pour moi qu’elles finiront dans un cadre dans mon futur bureau.
Et puis, à une heure avancée de la soirée, la tribu de jeunes qui ont l’habitude de fréquenter la maison débarque à grand renfort de cris et de répliques typiques des médiévistes qu’ils sont tous. Ce furent des “à boire tavernier” et des “holà maraud, pousse ton séant que j’y pose le mien !” autant vous dire que les voisins ont du se demander ce qu’il se passait.
Comme l’un de ces jeunes est l’un des futurs acteurs du film et qu’il avait gardé sa tenue médiévale (gambison, cote de mailles, cape de laine et fourrure –fausse bien sur- bottes et épée à la ceinture), la conversation est revenue au projet du film de Sarah.
Face à mes interrogations, voilà que je m’entends dire qu’il y a toujours une possibilité de faire aboutir ses rêves, ce projet là en particulier, quitte à se débrouiller seul pour y parvenir :
Obtenir des subventions, des dons et tourner nous même en faisant appel au bénévolat des troupes médiévistes que nous connaissons pour tenir les différents rôles, et diffuser nous même le film ainsi que cela se faisait dans les années trente, dans de petites salles à la manière des artistes itinérants d’autrefois.


à suivre...

Publié dans Sarah - le Film

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