devenir scénariste... oui mais comment ???

Publié le par nathasarah

Après des jours de recherches insatisfaisantes sur le net, eh oui c’est possible pour quelqu’un d’aussi casse pied que moi (il parait que je suis plutôt déterminée, comme disent ceux qui sont polis et ne veulent pas me vexer en me comparant à une tête de mule), je finis donc par trouver des bribes d’informations sur la manière d’écrire un scénario. Seulement voilà, une fois encore, je ne parviens pas à me satisfaire de ce que j’ai et je finis par arriver sur le site d’une école de cours par correspondance dans le domaine du cinéma.


J’avoue que dans un premier temps je fus des plus méfiantes, les cours étaient tout de même d’un coût unitaire de 69 euros ce qui n’est pas rien lorsqu’on est à la recherche d’un emploi comme moi à cette période là, mais j’écoutais pour une fois la ‘petite voix’ qui me chuchotait à l’oreille de céder à la tentation et d’aller voir plus loin de quoi il retournait.


Eh me voilà donc tremblante, ma carte bancaire à la main, en train de commander mon premier cours dans cette école qui , comble de l’horreur si je me faisais arnaquer, se trouve de l’autre coté de l’océan, chez nos cousins québécois.


Quelques péripéties plus tard, n’étant vraiment pas douée ni avec Internet ni avec les systèmes y afférant (ceux qui ont galéré avec leur première transaction sur le Web me comprendront sûrement), je finis par recevoir mes deux premiers cours, n’ayant pas vu que le deuxième était offert, sous le coup de l’émotion.


Je ne suis pas pour faire de la pub en général, mais je reconnais que les cours étaient des mieux construits, enfin qu’ils me correspondaient et je me lançais à corps perdus dans l’étude, bien déterminée à mettre à profit ces nouvelles connaissances si captivantes, et si frustrantes à la fois.


Frustrantes ? Eh bien oui ! Imaginez que vous ayez écrit un roman de plus de 400 pages et que tout d’un coup, on vous demande de présenter votre histoire en une page !!!! Comble de l’horreur, que faire de tous ces mots qui transmettent toutes ces émotions, toutes ces vies qui sont sorties de votre esprit ? Je peux vous garantir que pour moi, cela correspondait à passer toute une forêt à la tronçonneuse, sans égard pour la moindre petite pousse, un vrai supplice !!!


Quoi qu’il en soit, après bien des grincements de dents, en plus des appels du banquier pas content du tout de voir le découvert bancaire se creuser à grand renfort de transaction en direction du Québec, j’ai fini par ingurgiter la totalité de la formation et par passer avec succès le diplôme censé faire de moi une scénariste, tant qu’à faire, autant se faire plaisir et obtenir ce qui pourrait finalement devenir un sésame plus tard…


….parce que mine de rien, c’est bien beau de faire travailler ses neurones, son imagination mais cela peut devenir très dangereux, surtout si on a un peu tendance comme moi , à se laisser emporter en ne sachant pas fermer la porte à toutes ces idées toujours plus folles qui ont germé tout au long des mois de cette formation (au minimum, deux autres synopsis pour de futurs scénarios, avec les encouragements des profs s’il vous plait…).

Publié dans Sarah - le Film

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