Halte aux arnaques à l’édition !

Publié le par nathasarah

Dans un esprit de compétition et pour aussi me rendre compte si mes écrits, à savoir le second volume consacré à mon héroïne Sarah, avait bien la qualité que je pensais ou bien si mon éditeur actuel était sur le point de me « faire une fleur » en acceptant peut être de publier le dit second volume.
Après plusieurs heures passées sur le net, à la recherche des éditeurs dignes de ce nom, j’en sélectionnais donc deux, un sur la région lyonnaise qui est la mienne et un autre sur la région parisienne parce qu’il faut bien ouvrir ses horizons. Ces deux maisons d’éditions annoncent bien sur qu’ils publient à « compte d’éditeur », ce qui veut théoriquement dire que l’auteur n’a pas un centime à investir, que le long et conséquent travail qu’il a fourni en écrivant son texte a une valeur non négligeable. Il faut quand même savoir que dans le meilleur des cas, le montant des droits d’auteur se montent à peine à 10% du prix de vente hors taxes au libraire (qui lui ne l’a acheté que 12.47 €) du livre publié : un rapide calcul, vous achetez un livre à 20 € et l’auteur ne touche que 2.49  €.
Je ne reviendrais pas sur le sentiment amer qui vous prend lorsque vous savez le temps qu’il faut pour écrire un roman et lorsque vous réfléchissez à qui s’en met vraiment plein les poches… j’ai beau me raisonner en me disant que l’éditeur est celui qui prend le risque financier du départ, cela ne me console pas vraiment…
Bref le but de ce billet n’est pas de pleurer sur mon sort, j’avoue que les commentaires enthousiastes de mes lecteurs (du moins ceux qui me sont parvenus) valent tout l’or du monde, mais plutôt de mettre en garde contre ces maisons d’éditions qui savent vous appâter lorsque vous êtes un nouvel écrivain désireux d’être publié, j’ai fait partie de ceux là et je suis tombée à pieds joints dans ce piège qui m’a conduite à une créance qu’il m’aura fallu deux longues années pour solder.
Voilà donc le processus fatal : l’éditeur X se vante de publier les nouveaux auteurs, invitent ceux-ci à envoyer leurs manuscrits en pièces jointes par un simple mail ;  vu les tarifs du papier-encre-frais postaux, il faut reconnaître que ça représente une sacrée économie (on comprend mieux pourquoi après…
Après un mail d’accusé réception destiné à rassurer l’auteur quant à la destination de son œuvre, il se passe entre 24 et 48 heures avant que vous ne receviez ce type de mail (pour les besoins de ce post, je fais directement un copié-collé de ce qui est parvenu dans ma boite mail, après tout cela m’appartient) :
« « Madame,
Nous avons bien reçu votre courrier électronique avec, en pièce jointe, la saisie informatique de votre ouvrage intitulé */Le destin secret de Sarah, livre second : les héritières /*. Le fichier s'ouvre normalement et sera examiné par notre comité de sélection.
 L'avis émis après lecture vous sera communiqué dans un délai de 2 semaines environ.
 En cas d'avis favorable, une proposition de contrat pour la publication de votre ouvrage vous sera adressée par voie postale.
 Dans le cadre des publications standard, la maison d’édition prend en charge le dépôt légal, les frais d’impression et de retirage, de logistique et de gestion, de diffusion et de distribution ; l’auteur, quant à lui, prend en charge le coût de réalisation de la maquette.
 Nos publications bénéficient d’une distribution nationale en librairie.
 A votre écoute pour tout nouvel échange utile, Nous vous prions d'agréer, Madame, nos meilleures salutations.
 Service manuscrits » »
Pour l’avoir expérimenté chez mon premier éditeur (qui m’avait réclamé la modique somme de 2500 € pour la fameuse maquette), la plupart de ces maisons d’éditions n’ont pour moyen de distribution qu’un modeste catalogue qu’ils envoient en effet dans toute la France, mais qui ne résume que chaque ouvrage qu’en une dizaine de lignes (et encore si vous avez de la chance). Ensuite, libre au libraire de faire son choix (à part plouf plouf ou amstramgram, je vois pas comment) et de commander juste un exemplaire de ce qui lui semble lui convenir. Autant dire qu’à part les gens que vous prévenez et qui achètent (ou pas) votre livre parce qu’ils vous « connaissent », votre tirage de 500 exemplaires a largement le temps de prendre la poussière. Ah ! j’oubliais l’argument de masse de ces gens là : il faut que l’auteur donne de sa personne (encore et toujours) en organisant lui-même des séances dédicaces pour vendre ses propres livres, autant vous dire pour l’avoir vécu que vous pourrez y passer des heures, par tous les temps, sans en avoir vendu un seul (et bien sur les frais occasionnés sont à déduire de vos misérables droits d’auteurs, pour peu que vous en voyez la couleur un jour) !
Si l’un de vous tombe donc sur ce genre d’éditeur, je vous invite à me laisser un message, ne serait ce que pour partager mon expérience et peut être vous éviter de faire une bétise.
Quoi qu’il en soit, je vais tout de même attendre la réponse définitive de ces deux maisons d’édition et je me ferai une joie de vous transmettre celles-ci ainsi que celles que je leur ferai à ce moment là (normalement deux à trois semaines).

Publié dans Sarah - le Livre

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Gauthier 16/09/2009 17:30

Vous avez tout à fait raison!
A l'exception de "thebookeditions.com", tous les autres éditeurs en ligne sont des plaisantins.
Le meilleur moyen, lorsque l'on est inconnu, est de faire imprimer sa prodution et de démarcher les librairies en faisant signer un bon de livraison, éventuellement de rprendre les invendus

Fedelma 18/07/2009 08:38

contactes moi je connais un maison d'édition par l'intermédiaire d'ami pour paien ...qui semble correct !