Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 11:48

Des mois sans laisser de nouvelles, des mois très occupés, avec de bonnes et moins bonnes choses, tant et tant qu’il me serait difficile de tout raconter en un seul billet. Et puis je l’avoue, l’humeur du jour n’est pas des plus gaie, même carrément morose avec une pointe de frustration à la clé !

Depuis mon dernier message, je n’ai plus de boulot puisque nous avons mis d’un « commun accord » fin à mon contrat d’intérim. Certes je n’étais pas très contente de me retrouver à nouveau sans emploi mais il devenait de plus en plus difficile de faire un travail qui ne me convenait pas suite à une nouvelle répartition des tâches dans mon service. Enfin dans un sens, tout cela était préférable, j’avais besoin de temps pour m’occuper de préparer les costumes pour le mariage d’un fils de cœur et de sa fiancée. Fort heureusement que je me suis mise au travail tout de suite car, dans la mesure où je ne sais pas dire « non », je me suis faire un nombre très important de costumes et autres accessoires (dont une tente médiévale), le tout avec plaisir mais avec aussi une certaine dose de fatigue à la clé. En voici quelques photos :

DSC07332.JPG barbares.jpg montage-robe-Aurelie.jpg montage-tunique-jerome.jpgtabard-Jerome.jpgmontage-tunique-Zamour.jpg  tabard-Zamour.JPG  chevaliers.jpg  tente-bernard.jpgune création pour héberger les plus courageux !

et bien sur, les plus beaux, les stars de la journée : Mr et Mme Michael et Magalie R... !

SG1L3226.JPG  Sans-titre6.jpg

Par nathasarah - Publié dans : Vie de tous les jours
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Jeudi 7 avril 2011 4 07 /04 /Avr /2011 18:16

Après quelques jours de cette médication que nous espérions salvatrice, Zadosicien ayant enfin retrouvé un sommeil calme (je veillai toujours la nuit et laissai systématiquement sa porte ouverte), nos espoirs commencèrent à tressaillir : notre fils me confiait se sentir « bizarre », se trouvant à ne plus savoir ce qu’il devait faire avec l’impression de ne pas être réellement à l’endroit où il était réellement, à ressentir ses jambes vouloir vivre leur propre vie en lui infligeant des tremblements incontrôlables… bien entendu, je me suis jetée sur la notice des médicaments en question pour lire et relire encore la liste des effets secondaires, sans trouver quoi que ce soit de probant, en dehors du fait que ces effets cités pouvaient, devaient cesser après une période dite d’adaptation, sans oser non plus lui faire arrêter le traitement de crainte de le voir replonger… grosse erreur de ma part !!!

Toujours volontaire pour se sortir de ce mal être qui refaisait surface, Zadosicien continuait à prendre ces médicaments, ne parlait pas des crises d’angoisses plus fortes encore qu’avant (il entendait des voix) qui le réveillait la nuit et qu’il cachait, très certainement pour ne pas nous inquiéter. Chose que je découvrirai plus tard, il s’infligea d’autres scarifications, plus profondes et plus longues encore que les précédentes, cette fois-ci bien  dissimulées au niveau des biceps, même en tee-shirt, nous ne voyons rien, il n’en parla que plus tard, au rendez-vous suivant avec Magdaléna, juste avant que celle-ci ne me fasse venir dans son bureau sans Zadosicien pour me parler de son diagnostic : notre fils ne souffrait pas de dépression ainsi que nous le pensions (elle y compris), les médicaments ayant aggravé la situation, il s’agissait de tout autre chose. La seule chose que je retins alors était que mon fils était en grand danger, à la limite du suicide qui pouvait se produire, non pas de manière « réfléchie » mais de manière impulsive ! Là non plus je ne peux décrire tout ce qui a pu se passer en moi, les larmes retenues, les cris muselés, la peur qui vous déchire, la sensation de sombrer tout en sachant qu’il ne fallait rien lâcher, ne rien montrer à Zadosicien pour ne pas l’inquiéter plus encore…

Mais alors me direz-vous, de quoi s’agit-il donc ? je vais tenter de vous l’expliquer ainsi que je l’ai compris, je ne suis pas médecin, encore moins psychiatre, mais il me reste tout de même des restes de connaissances en biologie qui m’ont permis de comprendre un minimum : il ne s’agit pas donc d’une dépression mais d’une anomalie de fonctionnement du système nerveux, plus exactement d’un dérèglement d’absorption de la sérotonine, ce neurotransmetteur qui peut être aussi ravageur qu’il est extraordinaire (voir ce lien pour des explications un peu plus approfondie : http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rotonine ). Ce désordre physiologique, à priori présent depuis fort longtemps, expliquerait la tendance de Zadosicien à se mettre à l’écart des autres, à avoir des difficultés à dormir, à manger, à avoir des difficultés à se concentrer en classe, à travailler… eh bin voui mesdames et messieurs les profs du collège où il va : Zadosicien n’est pas une forte tête qui persiste dans une feignantise chronique, il ne peut pas travailler, il n’en est pas capable tout simplement !!! (et oh miracle, la prof principale, épouse de pharmacien a soudain tout compris lorsque je lui ai expliqué le problème alors qu’elle m’appelait à la maison pour m’informer que mon fils avait eu un avertissement pour travail insuffisant au cours du conseil de classe du second trimestre… dieu, que j’aurai préféré qu’il ne s’agisse en effet que de paresse !)

Donc, nous voilà repartis avec un diagnostic pas vraiment établi, puisqu’il faut aux dires de Magdaléna pratiquement une année pour être certain de celui-ci, mais avec un nouvel espoir, je l’avoue, je n’ai pu faire autrement que de me raccrocher à ces nouvelles informations. Cela peut sembler difficile à comprendre, mais le fait de pouvoir mettre un nom sur un mal, des mots sur des maux, était déjà en soi non pas un soulagement mais une nouvelle raison de croire, de penser, d’espérer que les choses allaient s’arranger (je l’avoue après avoir passé une après midi à pleurer dès que je me retrouvais à l’abri des regards).

Voilà maintenant trois semaines que Zadosicien prend donc ce nouveau traitement à base de neuroleptiques (oui je sais, ce mot fait très peur au premier abord) mais ce qui est rassurant est que, même avec un dosage très faible, le plus faible qui soit, notre fils va beaucoup mieux : il sourit, rit de bon cœur (et c’est là que l’on s’est rendu compte du temps passé depuis son dernier véritable éclat de rire), dort paisiblement et (croyez moi, je crierai presque au miracle) ose même dire haut et fort ce qu’il pense, même à m’envoyer paître lorsque je deviens trop chi*** (je le reconnais, toutes ces épreuves ne m’ont pas vraiment poussée à le laisser sans surveillance –surtout après m’avoir entendu dire qu’il pouvait mettre fin à ses jours à n’importe quel moment !).

Il restait ensuite à faire accepter cet état de fait à notre entourage le plus proche (à l’exception cependant de certains que nous voulons préserver à tous prix), notamment ses frère et sœur, de sang et de cœur. Beaucoup comprirent alors différents comportements qu’ils n’avaient pas compris et tous sans exception s’engagèrent à veiller sur Zadosicien avec toute l’affection dont ils sont capables.

La visite suivante chez Magdaléna nous conforta dans notre idée que les choses s’arrangeaient pour notre fils, il reste maintenant à continuer le traitement prescrit, à patienter encore que les choses soient totalement stabilisées et enfin à espérer que ce dérèglement ne soit que le fait de l’adolescence et de son cortège de bouleversements hormonaux parfois dévastateurs.

 

Ces dernières semaines nous ont laissés épuisés et désormais remplis d’espoirs. Nous veillons toujours attentivement sur notre fils et devons parfois rappeler à certains ce qu’il en est de son état de santé, notamment dans son collège : nous avons été convoqués par le médecin scolaire pour nous entendre dire qu’il était fort probable que Zadosicien ne puisse partir avec ses camarades en voyage scolaire en Italie… une fois la colère passée, celle-ci due principalement à la crainte de le voir une fois de plus stigmatisé par un jugement erroné, nous avons tout à fait compris l’hésitation de l’équipe enseignante qui n’est absolument pas formée pour gérer ce genre de souci. La distance nous séparant alors engageait aussi à la prudence, hors de question de laisser Zadosicien en pleine détresse à 14h de route de chez nous ! il fut donc décidé d’attendre l’avis de Magdaléna, à la suite de quoi nous prendrions une décision finale (bien qu’il nous soit laissé la possibilité de ne pas laisser partir notre fils s’il faisait une « rechute » juste avant le départ). Après un entretien avec la prof responsable du voyage, nous avons obtenu que Zadosicien soit avec un camarade de classe qu’il apprécie (ce qui n’était pas le cas préalablement) et après avoir discuté avec la principale quelques instants, cette dernière décida qu’il était injuste de mettre de coté les élèves en difficultés sur le plan de leur santé (Zadosicien n’est pas le seul dans ce cas là). C’est donc totalement rassurés, autant nous que notre fils, que nous avons appris qu’une personne accompagnante de plus partait pour l’Italie, celle-ci étant totalement dédiée aux quelques élèves nécessitant d’une attention particulière.

Pour finir sur une note encore plus positive, je peux vous confier que nous avons trouvé une autre école pour Zadosicien pour la rentrée prochaine ! Lui qui nous parle depuis déjà longtemps d’entrer en apprentissage, a été heureux d’apprendre qu’au hasard de mes recherches sur le net à propos d’une formation sur un métier dont il m’avait parlé, j’avais trouvé un établissement qui proposait une classe de 3ème pré-apprentissage, alternant stages et scolarité, lui permettant de découvrir plusieurs domaines professionnels avant de faire un choix qui l’engagera pour plusieurs années (l’avantage étant qu’il évite ainsi de faire un choix qui pourrait être décevant, bien que je pense qu’il n’est pas négatif du tout de savoir dire que telle ou telle chose ne nous convient pas).

Ainsi donc, il ne reste plus qu’à attendre tout d’abord le rendez vous pris avec la responsable des élèves en pré-apprentissage, puis à patienter encore pour savoir si oui ou non, Zadosicien sera accepté dans cette école… L’avenir semble enfin se dégager pour notre fils, il continue à croire en sa musique (pour laquelle il est vraiment doué, même sans formation classique… et ce n’est pas parce que c’est notre fils que je dis cela) et il peut enfin croire à un futur qu’il pourra se construire jour après jour…

Croyez moi, nous prions de toutes nos forces !!!

Par nathasarah - Publié dans : Vie de tous les jours
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Mercredi 6 avril 2011 3 06 /04 /Avr /2011 19:02

Et pendant ce temps là, le tout en simultané…

Après bien des semaines de mal être qui se manifestait de différentes manières, Zadosicien nous a fait une très belle frayeur, submergé par de telles souffrances qu’il n’avait pas trouvé d’autres moyens pour tenter de les exorciser que de se faire des entailles dans la peau… oui, voilà le sujet que je voulais éviter, mais son grand cœur étant toujours le plus fort, Zadosicien m’a donné la permission d’en parler ici, ne serait ce qu’au cas où cela pourrait servir à d’autres familles, les aider à traverser des épreuves que je ne peux que qualifier d’atroces car il n’y a rien de plus pénible à mon sens que de voir souffrir son enfant sans rien pouvoir faire, car dans ces cas là, tout du moins ce que je vais tenter d’expliquer le plus clairement possible, nous étions et sommes toujours impuissants… rassurez vous tout de suite, Zadosicien commence à aller mieux (pour une fois, merci à la pharmacopée moderne).

Pour celles et ceux qui sont des habitués de ces lieux, vous savez combien Zadosicien a souffert ces dernières années, le monde ne lui correspondant vraiment pas, la société dans laquelle nous évoluons encore moins ! Après sa fugue, bien que je n’en aie pas parlé, surement trop engluée dans tout ce qu’il fallait gérer à ce moment là, Zadosicien a traversé différentes périodes de ce que nous pensions être une dépression d’adolescent. Courageusement, il a fait face, a fait tous les efforts dont il était capable, a participé activement à des séances de sophrologie qui l’ont aidé quelques temps, autant que celles-ci le pouvaient. Les grandes vacances apportant leur lot de soulagement (le stress du collège ayant disparu), Zadosicien avait vécu différentes expériences (bienfaitrices celles là) qui nous avaient fait espérer que nous approchions de la sortie de cette période sombre de son adolescence…

Seulement voilà, la rentrée a eu lieu, le retour du stress et des angoisses ne s’est pas fait attendre et les scarifications (il faut tout de même mettre les vrais mots sur les maux que j’évoque même si ces scarifications n’étaient pas la source du « mal ») ont refait leurs apparitions, cela malgré le suivi psychologique hebdomadaire auquel Zadosicien participait. La gorge nouée, les entrailles serrées, je reprenais mes tours de garde, surveillant ses bras à plusieurs reprises au cours des nuits, les unes après les autres, enfin presque, la fatigue m’empêchant parfois d’être aussi vigilante que je l’aurai voulu…

Si le premier « épisode » avait été somme toute « léger » comparativement à ce que j’avais déjà pu voir, le second me terrassa littéralement : réveillée au milieu de la nuit avec la sensation d’étouffer, je me suis ruée dans la chambre de Zadosicien pour le découvrir endormi, les avant-bras profondément entaillés, au point que le sang avait coulé le long de ses poignets, jusque sur le sol. Je ne sais pas comment j’ai réussi à retenir les cris que j’avais dans la gorge… probablement parce que Zamour, fraîchement rentré de l’hôpital, dormait et plus certainement aussi parce que Zadosicien dormait enfin apaisé, les souffrances physiques ayant plus ou moins occulté les souffrances psychiques…

Je ne peux pas expliquer ce qu’en tant que parents on peut ressentir dans ces situations : peur, angoisses, impuissance, que sais je encore… si ce n’est cette envie folle, irréalisable, de faire régresser son enfant à l’état de fœtus pour le remettre à l’abri à l’intérieur de soi pour le protéger contre tout ce qui peut l’atteindre, faire un rempart de son propre corps pour le préserver… sauf qu’un grand gaillard de presqu’un mètre quatre vingt ne peut pas revenir en arrière, ne le veut pas non plus d’ailleurs…

La nuit s’est terminée entre périodes de veille, allongée contre le corps endormi de Zadosicien, les interrogations (aurai-je enfin le courage de l’emmener à l’hôpital ainsi que me l’avait conseillé le médecin l’an passé ?-pas si facile que ça en réalité !), et les pas, allongés les uns après les autres, rythmés par les tasses de café et les cigarettes pour tenir le coup, la peur de s’endormir et la culpabilité de s’être endormie et de ne pas avoir su à l’avance ce qui allait se passer….

Au petit matin, Zadosicien m’ayant assuré qu’il allait « bien », honte à moi, je suis partie travailler, la majeure partie de mes neurones et de mon cœur accrochés à ce fils que je voulais tant protéger, que je laissais sous la surveillance de son père. Croulant sous la culpabilité du sentiment d’abandon que je commettais qui ne me quittait pas, je profitais d’un instant pris sur mon temps de travail pour contacter le psychologue qui suivait Zadosicien depuis plusieurs mois, recevant la confirmation de ce que j’avais voulu faire dès le milieu de la nuit, sans pour autant en avoir encore le courage. Rongeant mon frein, j’ai attendu en trépignant, faisant bien sûr bêtise sur bêtise, l’heure à laquelle je savais trouver Zadosicien à la maison, enfin de retour de cours, dans quel état, je ne m’en doutais que trop… sans plus de préambule, j’annonçais à mon fils, apparemment soulagé par ma décision au ton de sa voix, que je rentrai sans plus tarder et que je l’emmenai à l’hôpital le plus proche de chez nous avant de raccrocher et de tomber en larmes devant mes collègues médusés qui ne comprenaient rien à ce qui se passait (je dirai que c’était le dernier de mes soucis).

Tremblante, faisant tous les efforts possibles et imaginables que vous pouvez imaginer, je rentrai à la maison, en roulant « raisonnablement », récupérai Zadosicien qui m’attendait devant le portail, faisant preuve d’une volonté certaine de vouloir mettre un terme à cet engrenage qu’il ne contrôlait plus, malgré sa volonté, ses efforts.

Il fallut alors attendre plusieurs heures dans les couloirs avant de voir une pédiatre qui se contenta de faire nettoyer les blessures que Zadosicien s’était infligé et qui restaient sanguinolentes malgré les heures passées depuis le milieu de la nuit (cela peut vous donner une idée de la taille et de la profondeur de celles-ci). Bien sur, mon fils eut droit à un interrogatoire en règle afin qu’elle s’assure qu’il n’était pas en danger à la maison (je ne critique pas cette démarche, trop d’enfants souffrent de sévices dans leur propre famille) et le point final, oh combien positif, elle réussit à joindre une pédo-psychiatre avec laquelle nous avions rendez-vous seulement une dizaine de jours plus tard, chose absolument impossible à obtenir lorsqu’on cherche soi-même, je le sais, nous avions essayé l’année précédente.

Donc dix jours de plus à patienter, à prendre sur soi, à ne pas dormir une nuit entière pour veiller, se réveiller toutes les deux heures avec une boule au ventre, se lever et se rendre auprès de Zadosicien endormi, le cœur battant la chamade, prête à s’évanouir de peur viscérale…

La première consultation avec la pédopsychiatre que j’appellerai par son prénom, Magdaléna, pour plus de commodité se passa le mieux du monde, elle sachant écouter Zadosicien, lui, décidé à ne plus lutter contre ce qui pouvait être fait pour lui (non par défi mais plutôt pour ne pas nous « ennuyer »), acceptant enfin l’aide qui pouvait lui être apportée. Il fut décidé d’un commun accord, Zadosicien approuvant aussi pour la première fois de prendre des médicaments aptes à lui apporter un soulagement tant espéré, de mettre en place un traitement anti-dépresseur.

Je sais que quelques uns d’entre vous feront la grimace à la pensée d’un adolescent ingurgitant des anxyolitiques et des antidépresseurs, mais je vous garantis qu’après avoir vu la souffrance de mon fils, je ne m’y suis pas opposée un instant ! je ne suis pas non plus pour la médication à outrance des enfants, adolescents ou adultes mais il faut savoir parfois faire fi de ses convictions, surtout lorsque la vie de son enfant est en jeu, je vous assure que les dernières scarifications auraient convaincu le plus sceptique d’entre vous, leur profondeur allant en s’accroissant à chaque « crise »…

Bref, nous voilà repartis avec un traitement de deux semaines en attendant un prochain rendez pour la quinzaine suivante.

Contrairement à ce que je craignais, Zadosicien se plia sans rechigner à ce qui lui a été imposé, soulignant lui-même que « cette fois ci, je n’ai plus le choix, je veux arrêter tout ça », un grand progrès à nos yeux. Il ne nous restait plus qu’à attendre un peu pour constater un mieux être et se réjouir enfin de voir les sourires revenir sur le visage de notre fils au fil des jours… tout du moins était-ce ce que nous pensions….

 

 uitde

Par nathasarah - Publié dans : Vie de tous les jours
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Jeudi 31 mars 2011 4 31 /03 /Mars /2011 16:05

Malgré de longues semaines à garder le silence, tout du moins en ces lieux, il ne s’est pas passé plus de deux ou trois jours sans que je pense à venir vous confier, à partager les différentes expériences qui ont été les miennes, les nôtres, durant tout ce temps.

Tout d’abord, j’avoue avoir eu quelques hésitations à parler de plusieurs sujets, n’étant pas la seule impliquée, je ne sais d’ailleurs toujours pas si je le ferai dans les lignes qui vont suivre, je ne veux blesser personne, bien que notre expérience puisse servir à d’autres qui passeraient par là… choix difficile, pardonnez moi par avance si votre curiosité n’est pas assouvie à la fin de votre lecture.

Concernant Zamour, la rééducation se poursuit, semaine après semaine, les progrès s’accomplissant les uns après les autres, le tout à grand renfort de patience. La prochaine visite à l’hopital nous en dira plus, le kiné semble satisfait, les radios bilan d’hier sont elles aussi normales aux dires du radiologue, nous verrons alors quelle sera la durée de la prolongation, quelles seront les choses à prendre en compte sur le plan physique (son épaule est désormais plus courte de plusieurs centimètres que l’autre), sur le plan professionnel aussi puisqu’il est évident aujourd’hui que Zamour ne pourra plus faire le même travail (ce qui n’est pas un mal à mon sens vu les efforts physiques à faire). Nous avons quelques inquiétudes au sujet de son arrêt de travail dans la mesure où l’indélicatesse d’un autre médecin L. a jeté le bazar dans la continuité de nos jours, faisant peser une menace non négligeable sur notre quotidien sur un plan financier ! ce ******** indélicat (on se demande à quel point il était dans un état dit normal puisqu’il a conseillé à Zamour d’arrêter les antalgiques pour prendre un bon verre de vin avant d’aller se coucher, on croit réver, mais promis je n’exagère pas, c’est trop incroyable pour être inventé) a piqué une grosse colère lorsqu’il a constaté qu’il ne pouvait pas appliquer son tarif de consultation majorée (dans la mesure où Zamour est en accident du travail) et n’a rien trouvé de mieux que de nous accuser d’essayer d’escroquer la sécurité sociale ! Quand je pense à toutes ces années durant lesquelles Zamour a travaillé en souffrant le martyr, mettant même sa vie en danger en conduisant d’une seule main tant son épaule le faisait souffrir, franchement je ne sais pas ce qui m’a retenue, en fait je me suis lâchée par fax interposé, lorsque nous avons eu confirmation par notre médecin traitant que ce L. n’avait pas le droit de remettre en question le statut d’arrêt de travail pour AT. Sauf que « bizarrement », à la suite de ces échanges des plus cinglants, Zamour s’est trouvé convoqué auprès du médecin contrôle de la région (qui a une sale réputation), que ce monsieur ne l’a même pas examiné et a décrété que les suites de l’opération devait se dérouler sous le statut d’arrêt maladie, ce qui n’est plus du tout la même chose, les indemnités journalières étant quasiment divisées par deux (ce qui ne nous permet plus d’assurer les charges fixes de la maison), le tout avec bien sur effet rétroactif puisqu’à entendre ce ******, Zamour n’était plus en AT à la veille de l’opération, gggrrrrr !!!!!!! (je vous passe la litanie des noms d’oiseaux –les pauvres zozios- dont j’ai pu affubler ces deux personnages). Enfin, nous sommes condamnés à attendre que le couperet tombe en quelques sortes, pour l’instant nous n’avons pas encore reçu le courrier annonçant la décision fatale qui de toute manière sera contestée !

 

Et pendant ce temps là… à suivre dans le prochain post, dans les prochains jours.

Par nathasarah - Publié dans : Vie de tous les jours
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Mercredi 26 janvier 2011 3 26 /01 /Jan /2011 18:06

Un petit moment de calme tout relatif offert par Zadosicien et Jérémy qui partagent leur heure de musique à deux, aujourd’hui dialogue à deux synthés, apportant un peu de douceur qui est véritablement la bienvenue après une quinzaine des plus éprouvantes…

 

imagesCAQGBD52.jpgAinsi que vous le savez si vous passez en ces lieux régulièrement, Zamour a été hospitalisé pour subir une pose de prothèse nouvelle génération : l’opération s’est bien passée mais les nuits blanches accumulées, le stress, l’inquiétude irrépressible qui a été la mienne, la fatigue accumulée depuis de longues semaines et plus encore ces derniers jours finissent par se faire ressentir de manière assez radicale… mais là n’est pas le sujet pour l’instant. Zamour se remet lentement, la douleur est encore présente au quotidien, non plus au niveau de l’articulation mais au niveau des muscles du bras opéré (j’avoue que je n’ai pas encore compris pourquoi puisque ceux-ci n’ont normalement pas été touché). Il doit apprendre la patience encore quelques temps et, malheureusement, supporter aussi mon inquiétude permanente lorsque je le vois vouloir faire tout un tas de taches que je trouve irraisonnable. Certes, il s’en sort très bien (même s’il fait la grimace) mais je ne peux m’empêcher de trembler tout de même à la seule pensée que « quelque chose » ne bouge pas comme il le faudrait… je sais, je suis atteinte d’angoissite aigüe et le temps n’y fait rien, ça ne s’arrange pas du tout (je vous tairai les pensées plus atroces les unes que les autres qui m’ont assaillie la nuit précédent l’opération, ne m’accordant qu’une à deux heures de sommeil par tranche d’un quart d’heure…).

Malgré tout, cette semaine a quand même eu un point positif si on peut dire : ce ne fut pas véritablement une surprise mais Zadosicien s’est particulièrement dévoué à notre foyer, apportant son aide plus encore que d’habitude et faisant preuve d’une maturité dont bien des jeunes adultes manquent parfois.

Enfin Zamour est rentré à la maison et fait des progrès chaque jour, le tout à grand renfort de séances de kyné. La reprise du travail n’est pas pour tout de suite mais à chaque jour suffit sa peine comme le dit si bien le proverbe…

 

famke_janssen_ap_0002.jpgSur un autre plan, les différentes colères que j’ai pu ressentir ces dernières semaines ont fini par passer pour laisser place à une sorte de dégoût mêlé de lassitude. J’ai tout de même pu bénéficier d’horaires assouplis pendant la semaine d’hospitalisation de Zamour mais cela n’a pas changé l’appréciation que j’ai désormais du travail qui est le mien. Enfin pas le travail en lui-même mais l’état d’esprit propre aux grandes entreprises : il faut absolument coller à un moule, ne pas se démarquer de quelque manière que ce soit ! Je nai jamais été convoquée aussi souvent dans un bureau de chef de service qu’au cours de ces derniers mois : si je soupire, c’est que je ne suis pas heureuse au travail (sans blague !!!), si je stresse c’est que je ne suis pas capable d’affronter le stress (imaginez vous à la disposition de XXX commerciaux et de XXXXXXXXXXXXXXX clients qui veulent tous tout pour tout de suite, voir pour hier ! … comment se fait il donc que je n’ai pas su deviner la veille ce qu’ils attendaient ?, j’en passe et des meilleures), si je monte le ton de ma voix, c’est qu’il y a une raison qui ne colle pas avec la bonne marche du service, si ….et ainsi de suite ! La dernière remarque en date a été la goutte d’eau qui a bien failli faire déborder le vase : « Mais vous avez vu dans quel état vous êtes ? vous n’étiez pas comme ça en septembre quand vous avez commencé à travailler ici, là franchement, vous faites pitié ! »… comment dois je le prendre ? était ce une maladresse de formulation de phrase et de vocabulaire ? était ce dit tout exprès pour tenter de me pousser à aller voir le médecin ? (perso je ne dis pas non mais ça ne fera pas bouillir la marmite de rester à la maison, comme le dit si bien ma Sœur d’Ame)… quoi qu’il en soit, j’ai bien failli prendre mon sac et rentrer à la maison, l’une des rares choses qui ma retenue, c’est la pensée que je dois de montrer l’exemple à Zadosicien à qui j’essaie d’inculquer les notions de maitrise de soi et aussi le fait que je ne veux pas que Zamour se sente obligé de reprendre le travail au plus tôt (c’est que je commence à le connaitre !).

 

imagesCAR06N25.jpgBref, je ne veux pas passer pour une raleuse patentée, je me traine depuis peu la réputation d’être « méchante », les lignes précédentes ne sont que le constat d’une vie somme toute bien ordinaire, d’autres ont de plus gros soucis à régler, d’autres préoccupations bien plus importantes, et j’en suis bien consciente. Je fais de mon mieux pour cultiver mon coté « lapin rose » qui a fait rire tant de personnes, cette naiveté que certains apprécient et peut être m’envient aussi, car il faut bien le reconnaitre, cela me permet de rêver encore et toujours à des jours meilleurs.

 

FP-2009_diable_valentre.jpgTiens à ce sujet, je vais peut être passer pour une folle (ça fait longtemps) mais je ne peux m’empêcher de m’interroger sur les diverses raisons qui mettent en travers de notre route (je dis nous en pensant à Roman et Laura), nos réunions de travail concernant notre projet se trouvant une fois encore repoussées, enfin quand je dis une fois, je devrais plutôt dire plusieurs fois : tout d’abord en novembre, la neige nous empêche de prendre la route pour nous retrouver. A la suite de cela, les fêtes de fin d’années sont venues monopoliser nos emplois du temps respectifs (le pauvre Roman a du travailler tous les dimanches), puis les soldes commerciaux (Roman travaillant dans le commerce, il était réquisitionné d’office encore une fois).  Nous avions prévu de  nous retrouver dimanche mais la fatigue et le stress ont eu raison de la karkass de Roman qui s’est fait une contracture dorsale au point qu’il ne peut guère plus se déplacer. A l’annonce de cette nouvelle, refusant de me laisser encore une fois manipuler par les « vilains génies du sort », je décide de le rejoindre à Lyon, pour une fois je me déplacerai, quitte à gravir à pied les cinq étages menant à l’appartement de Roman et Laura. Me croirez vous si je vous dis que le lendemain même de cette prise de décision, une douleur me prenait tout le pied droit, m’empêchant de marcher correctement, boitant plus encore que d’habitude (je vous laisse imaginer les réflexions au boulot, bancale et boiteuse, je fais tache dans le paysage !). Vous connaissez ma persévérance n’est ce pas ? je décide donc que, bancale ou pas, j’irai à Lyon et que nous travaillerions sur notre projet, plus décidée encore après la confidence de Roman qui m’a avoué avoir besoin lui aussi de nous retrouver pour un projet qui permet encore de rêver. Seulement voilà, je n’avais pas imaginé un instant que les génies étaient eux aussi très inventifs : le lendemain matin, panne de voiture m’empêchant de me déplacer comme je l’avais prévu ! quant à mon état du week end, il m’aura fallu plus d’un quart d’heure, les yeux rivés sur l’horloge, pour réussir à me lever de mon lit en serrer les lèvres pour ne pas hurler de douleur tandis que mes jambes semblaient être remplacées par des lames acérées qui me rentraient dans le corps, pour finir par réussir à marcher à peu près, au bout de deux heures et d’une double dose d’antalgiques à base de morphine de synthèse…  Sacré bon sang, de là à croire que « quelqu’un » en veut à notre projet, c’est vraiment à se poser la question !

imagesCAGL8BFZ.jpgMes différentes croyances et convictions dans des domaines différents me conduisent à penser que le projet pour Sarah serait la victime de l’appréhension (probablement inconsciente) de ce que celui-ci pourrait entrainer comme conséquences pour notre vie dite normale. Je ne pense pas que cela soit volontaire mais pour qui connait la puissance de la pensée, il m’apparait évident qu’il va falloir que je travaille sur une remise en confiance de mon entourage, plus ou moins proche, de manière à chasser ces peurs infondées (je ne suis pas inconsciente et n’irai pas mettre en péril notre vie pour réaliser un rêve ! je, nous, agirons avec patience et détermination tout en restant raisonnables – j’en connais une qui va rire en lisant ces deux mots là dans une seule et même de mes phrases !)… à moins que le projet de Sarah n’ait été « marabouté » par une ou des personnes malveillantes ou jalouses, là ce sera encore autre chose mais je ne m’avoue pas vaincue, loin de là ! en vraie tête de mule, je m’emploierai à démontrer que je suis capable de réaliser quelque chose de pas ordinaire, quitte à y mettre du temps et de l’énergie !

Voili, voilà, me voilà remontée à bloc (ou presque), la fatigue physique et les disfonctionnements sont toujours là pour me rappeler à l’ordre et me rappeler qu’il me faudrait peut être aussi écouter miss Karkass et l’emmener consulter mr doc pour faire le point de manière à repartir de plus belle à l’assaut de la vie… ou tout du moins continuer à assurer le quotidien un minimum…

Au secours, revenez à moi mes petits lapins roses, j’ai besoin de vous pour chasser cet excès de réalisme qui ne me ressemble pas, qui ne me convient pas !!!

imagesCAAHHF1I.jpg

Par nathasarah - Publié dans : Vie de tous les jours
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